Dossier n°2008-01 : Loi FILLON

Publié le par Alain VISA et Emmanuelle DIMOFF

Dossier n°1 : Loi FILLON

 

Visiteurs de notre blog « Partage », bonjour,

 
Ce premier dossier porte sur la loi Fillon.

 Notre raison d'être étant le droit à la santé pour tous, et plus particulièrement la complémentaire santé, il s'agit bien sûr de l'article 113 de la loi FILLON sur les retraites, qui complète et précise la loi EVIN sur les accords groupe de décembre 1989, notamment sur les limites et les conditions de déductibilité, des contributions patronales, au financement des régimes collectifs complémentaires santé à caractère obligatoire.

 Toutes les entreprises où, le CE ou /et l'employeur participaient au paiement d'une cotisation, sont concernées.

 Ces dispositions sont applicables depuis le 1er janvier 2005. Mais  les contrats ayant été signés avant le 31 décembre 2004, bénéficient d'une période transitoire pour se mettre à jour. Le terme de cette période avait été fixé au 30 juin 2008, il a été repoussé au 31 décembre 2008.

 4 ans ! C'est largement suffisant pour prendre le temps de se mettre en règle. C'est pourquoi dès le 1er janvier 2009, il est à craindre que les contrôles de l'URSSAF soient nombreux et sans complaisance.

 L'article 113 a modifié les conditions de déductibilité des contributions patronales. Les nouvelles conditions sont moins favorables pour le budget des entreprises que celles en vigueur avant le 1er janvier 2005. Résultat, les entreprises attendent l'ultime limite pour se mettre à jour, c'est à dire le 31 décembre 2008.

 La particularité de ce dossier, c'est qu'il pose des questions et apporte des réponses à la faveur de situations qu'ont vécues des membres de la liste de diffusion « Partage » qui sont conseillers mutualistes. C'est donc un dossier avec des réponses concrètes à des questions d'actualité, un dossier qui colle au terrain de la mutualisation en entreprises.


Première question : avoir une mutuelle de groupe dans une entreprise, est-ce une obligation ?

Deuxième question : l'employeur est-il obligé de participer à une cotisation garantissant une couverture complémentaire santé ?

Troisième question : on parle d'avantages sociaux et fiscaux, mais quelles sont les contraintes pour les entreprises à compter du 1er janvier 2009 ?

 

Dans ce dossier, nous donnons des chiffres précis sur les limites de déductibilité; les calculs qui vont permettre aux entreprises de savoir si elles sont ou non dans les clous ; les références juridiques et réglementaires.

 

Mais nous énumérons aussi les contraintes
pour bénéficier de ces avantages.

 

Il y en a cinq :

 

1°) le régime doit répondre à un formalisme de mise en place.

Si par exemple, c'est une commission d'élus du CE qui a mis en place un contrat obligatoire, signé ensuite par le secrétaire du CE, à notre avis le régime ne peut pas bénéficier des avantages sociaux et fiscaux.

 

2°) le régime doit revêtir un caractère obligatoire.

La nouveauté de la loi Fillon, c'est qu'il y a moins de contraintes sur ce point, que pour la loi EVIN. Mais lesquelles ?

Dans quels cas, un salarié peut ne pas adhérer à un contrat obligatoire, sans remettre en cause les avantages liés à la démarche de l'obligation du régime.

 

3°) Le régime doit revêtir un caractère collectif.

Avec la question qui revient sans arrêt : est-ce que le coefficient est un moyen autorisé pour déterminer une catégorie ? Ou bien est-ce que les cadres assimilés constituent une catégorie ? Est-ce qu'ils peuvent être assimilés aux cadres ?

Comment déterminer une catégorie ? Sur quels textes s'appuyer ?

 

4°) La forme de la contribution patronale ?

Cotisation à taux unique ? la réponse est simple. Mais dans le cas d'une cotisation Isolé /familles ou isolés /couples /familles ou encore Adultes /enfants, les choses se compliquent fortement. Avec des consignes précises pour les inspecteurs de l'URSSAF qui vont effectuer les contrôles.

Comment se traduit la notion d'obligation en rapport avec la structuration de la cotisation ?

 

5°) La forme du contrat ? « responsable » « pas responsable ».

mais qu'entend on par responsable ?

La prime de mariage ? l'ostéopathie ? les médecines douces ? Responsables ou pas responsables ?

Est-ce que les tableaux de prestations de nos mutuelles sont conformes à l'esprit, à la réglementation, liés à la notion de « responsable » du décret du 29 septembre 2005 ?

 Voilà. Notre dossier « Loi Fillon » répond à toutes ces questions. C'est un argumentaire indispensable pour les entreprises et les conseillers mutualistes. Les membres de la liste de diffusion l'ont déjà reçu.

 Vous même, visiteurs de notre blog, vous pouvez le recevoir à condition d'en faire la demande ci-jointe. Vous pouvez même vous inscrire sur la liste de diffusion et recevoir tous les dossiers que nous allons traiter.

 

Je rappelle que la démarche de « Partage » est à caractère purement individuelle et privée. Partage n'est liée à aucune structure mutualiste, paritaire, ou assurantielle.

 

Le prochain dossier fera le point sur les cotisations et prestations des contrats responsables en établissant un comparatif entre les mutuelles, les IP et les compagnies d'assurance. Ce dossier essaiera de répondre à la question, lesquels des trois organismes complémentaires poussent à la mise en place de contrats avec des dépassements d'honoraires élevés ?

 
Pour recevoir ces dossiers, il suffit d'être inscrits sur la liste de diffusion.


Mais l'intérêt du blog, c'est le débat, l'échange, la communication ; l'enrichissement personnel par le débat et l'échange collectif. C'est pourquoi nous vous invitons à donner votre avis, à critiquer, à proposer, à contredire.


Chaque fois que l'un d'entre vous apportera un élément nouveau au débat, susceptible d'enrichir le document de base, l'information sera retenue. Et régulièrement nous procèderons à une nouvelle édition mail -enrichie- du dossier concerné.

 Si l'un d'entre vous souhaite proposer un thème à traiter, voire  constituer le premier jet d'un dossier, voire simplement une partie de dossier, il sera le bienvenu.

 

L'animateur du blog

Alain VISA

 

NB : Si vous ne souhaitez pas être inscrit (e) sur la liste de diffusion dîtes le nous. Votre adresse sera annulée aussitôt.

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Publié dans loi Fillon

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V
Merci de votre reponse;comme je vous l'ai deja dit (il me semble )nous nous trouvons dans l'est de la France a Metz.Vous pouvez me joindre directement par mail(par securité)J'attends donc  A bientot
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V
Cher Alain je suis un peu etonné de ne pas avoir eu de reponse a mon dernier commentaire,mais peut etre avez vous eu un contre temps.J'attends avec impatience vos commentaires et suggestions eclairés.Merci a vous
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V
Bonsoir,je reviens de nouveau vous solliciter.Apres bien des discussions notre employeur refus tjrs de participer a la cotisation de la mutuelle.Donc depuis le 1/01/2009 nous sommes tjrs sous   le regime de la mutuelle qui etait en place dont l'echeance est le 31/12/2009.L'employeur non seulement  reste sur sa position mais il met la pressions sur les syndicats les accusant de ne pas prendre en compte l'interet des salaries.Question:Comment faire pour maintenir la mutuelle dans l'entreprise .Gardons nous celle actuelle ,negocions nous un nouveau contrat apres appel d'offre.? Nous ne voulons pas etre a la botte du patron qui ne cherche (a mon avis )qu'a mettre les OS dans la me.....Quelle est a votre avis la meilleure solutionMerci
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<br /> Cher ami,<br /> je pense qu'à ce stade de votre réflexion, il faudrait que nous puissions nous rencontrer ou bien qu'en fonction de votre lieu de résidence je vous envoie un conseiller.<br /> Je ne vous ai pas répondu plus tôt car j'étais en formation.<br /> A vientôt<br /> Alain<br /> <br /> <br />
F
Bonjour, en 1979 l'employeur (intermarché) de ma soeur a mis en place par décision unilatéral une mutuelle collective obligatoire avec participation de l'employeur selon l'ancienneté (à la date de la mise en place) pour 5 ans participation de 25%, 10 ans participation de 50%, 15 ans participation de 75%, 20 ans participation de 100%. Il profite de la loi Fillon pour dénoncer cette décisier et appliquer le 50/50. En a-t-il le droit sachant que pour la majorité des employés cela représente une perte de 50€ par mois. L'employeur prétexte que c'est la loi Fillon qui impose ce changement. Je précise que depuis 1979 il y a eu 3 changements d'employeurs qui ont appliqué le principe mutualiste de 1979 l'employeur actuel est là depuis plus de 13 ans et est en passe de vendre son affaire. Merci de votre réponse
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<br /> Bonjour Dominique,<br /> Il n'y a pas de règle établie sur le montant (en pourcentage ou en euros) de la contribution patronale au paiement d'une cotisation d'un contrat prévoyance ou santé à adhésion obligatoire.<br /> la seule indication officielle que nous ayions vient des impôts. Pour qu'il y ait exonération des cotisations sociales, cette contribution doit être d'un montant "significatif". On entend par<br /> "significatif", environ 20 à 25 % du montant de la cotisation. Mais la contribution de l'employeur peut aller de ce minimum à 100 % de la cotisation.<br /> Dans le cas de l'employeur de votre soeur, considérant que le montant de la participation de l'employeur est un acquis, une négociation employés-employeur doit prendre pour base ( à mon avis ) le<br /> montant de participation le plus élevé et être transformé en pourcentage de la cotisation totale : cela peut aller jusqu'à 60, voire 70 % de la cot.<br /> L'ancienneté n'est pas un élément de référence pour justifier un taux de participation patronale. Par contre effectivement, se mettre en règle vis à vis de la loi Fillon, ne peut pas justifier une<br /> baisse de la contribution patronale.<br /> <br /> <br />
V
Bien entendu que cette question epineuse du financement par l'entrepise  releve des missions des DP et autres syndicats.Je suis d'accord avec vous sur la ponction de plus en plus grande sur le CE en cas d'embauche;et de la diminution des O.Sociales.Cela est vraiment compliqué d'autant plus qu'etant basés dans l'est nous pourrions du fait de notre statut particulier avoir des offres interessantes des mutuelles.
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