Samedi 7 novembre 2009
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Pourquoi faut-il maintenir une différence entre salariés de droit privé et salariés de droit public en matière de droit à la couverture
complémentaire santé ?
Les entreprises de droit privé bénéficient de la loi EVIN-FILLON et des accords de groupe à adhésion obligatoire. Les salariés de ces entreprises ont ainsi une aide
importante au paiement de leurs cotisations complémentaires santé et prévoyance. La part de cotisation restant à charge est déductible de l’impôt sur le revenu.
Pour les salariés de la Fonction publique, et en particulier pour ceux de la Fonction Publique Territoriale, là où l’on pourrait faire simple, en donnant à ces
salariés les mêmes droits que dans le privé, c’est toujours une monstrueuse usine à gaz qui est montée. Le but de ce dossier est de permettre à chacun de comprendre ce qui est en train de se
passer dans la Fonction publique territoriale en matière de couverture complémentaire, tant en santé qu’en prévoyance.
En premier lieu, savoir que dans la Fonction publique territoriale, on y retrouve les agents des collectivités locales ( mairies, conseils généraux, conseils
régionaux, sivom, communauté de communes etc…), les sapeurs pompiers, les offices d’HLM, les agents hospitaliers, les enseignants et bien d’autres encore. Généralement c’est la raison pour
laquelle on parle des collectivités territoriales et de leurs établissements publics.
C’est un champ économique immense où la tradition en terme de couverture complémentaire santé est mutualiste, où la mutualité progressiste voisine avec la
mutualité traditionnelle, et qui attire les convoitises des sociétés d’assurances.
De nombreuses mutuelles interprofessionnelles de travailleurs ont vu le jour et se sont développées grâce à l’adhésion d’agents territoriaux individuellement ou en
collectivités, qu’il y ait une participation de l’employeur ou pas.
Les ex-mutuelles de travailleurs, mutuelles de proximité en opposition avec les grandes mutuelles centralisées de la mutualité traditionnelle (FNMF) restent le fer
de lance de l’organisation de la résistance aux mauvais coups des différents gouvernements qui se succèdent depuis l’avènement de la Sécurité Sociale en 1945.
Le but de la réforme est multiple, d’abord une avancée sociale alléchante qui propose de passer le montant de l’aide des employeurs de 25 % à 50 % de la
cotisation. Mais cette avancée est l’arbre qui cache la forêt. Au-delà de cette mesure, il y a la suppression des mutuelles de proximités et de tous les points de résistance, en favorisant les
grandes mutuelles nationales de la FNMF et surtout l’ouverture officielle et légale de ce marché aux sociétés d’assurances.
Nous procèderons par un système de fiches-articles intitulés "fonctionnaires territoriaux : suivid'un titre".
article 1 : situation actuelle de la complémentaire santé dans la FPT (*)
article 2 : la loi du 3 août 2009 et l’article 88-2
article 3 : le projet de décret d’application de l’article 88-2 de la loi du 3 août.
article 4 : les procédures de mise en oeuvre du décret
article 5 : les positions syndicales
article 6 : la position de la cgt des services publics
article 7 : conclusion du dossier
(*) sigles utilisés
OS : organisations syndicales
FPT : Fonction Publique Territoriale
CSFPT : Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale
FS : Formation Spécialisée (sorte de commission paritaire liée au bureau du CSFPT). Le sujet traité dépend de la FS4.
FNMF : Fédération Nationale de la Mutualité Française
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